L'Ero Gène

Ma sexualité... et tout ce qui va avec.

18 avril 2009

Text'ô

Il suffit d'un mot, parfois deux, pour que le trouble s'éveille, se sublime et vous transporte vers des extases et un émoi tourbillonnants.
Parce que les mots d'Epicure et les suaves piqûres textuelles d'érotisme ont cette force.
Celle de pousser votre conscience à s'abandonner voluptueusement vers des divagations licencieuses.
Et lorsqu'elle a totalement défait ses lestes de réalité, elle n'a plus qu'à répondre impudiquement à l'hôte de votre ô'tel.
Parce que presser les touches de votre clavier, c'est en quelque sorte frapper au corps de votre visiteur et caresser du bout des doigts les portes de son énigme, de sa confidence.
Alors quand son âme se délivre et se livre, n'y a-t' il autre solution que de l'accompagner ?
Parce qu'encore, à l'heure où le message tombe et vous extirpe d'un sommeil à demi consommé, l'effeuillage de ses mots sur le petit écran qui vous lie fait résonner les émotions retrouvées d'un premier amour. Découvrir ses enchevêtrements de lignes comme on découvrirait le grain de sa peau ; inconnue.
De messages en messages, moins sages au fil des aveux, se savoir entendu à l'autre bout du fil et se retrouver en ligne directe. Face à face.

Indicibles ardeurs et text'ô.

Qu'ils fassent encore vibrer mon messager numérique. Encore un peu plus.
Jusqu'à ce que le forfait soit consommé...

Posté par L Ero Gene à 22:53 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mars 2009

Parle trou de la serrure

Ne vous est-il jamais arrivé de poser votre oreille contre un mur ? Faire autour de soi le plus grand silence, fermer les yeux, et chercher à entendre ce qu’il se trame de l’autre côté. Un mot qui résonne, tout à la fois sourd et incompréhensible, un chuchotement, presque trop bruyant pour se vouloir secret et indicible, un bruit, puis d’autres, qui viennent frapper aux portes de votre imagination envahie dès lors d’images et de songes.
Les murs ont des oreilles. Et les portes des yeux.

Poser son œil sur la serrure. Déviance pour certains ; défiance pour d’autres.
Défiance parce que c’est en quelque sorte se jouer de cette intimité qui aurait voulu se faire discrète. Déviance parce que pénétrer de la sorte s’apparente à un viol.
Pour ma part, j’ai toujours admiré les belles choses, avec délectation et tendresse, et si mon œil averti venait à se poser sur la serrure de votre porte, croyez bien que je ne serais nullement disposé à me priver de ce voyage au creux de votre intime.
Face à son miroir, lorsqu’elle redessine avec délicatesse le rouge de ses lèvres pulpeuses, son œil grand ouvert, elle ne se doute pas un seul instant que je peux être tout proche. Et quand dans ses soirées de solitude elle dérape, furieusement frénétique à agiter ses doigts agiles sur la pulpe de ses chairs rougies de plaisir, imagine t’elle un seul instant qu’un parfait inconnu puisse être en train de se nourrir de son corps ?
Certainement que non. Ou peut-être que oui.

Car s’il est un sublime délice que de voir sans être vu, il n’en reste pas moins tout autant plaisant de se montrer habilement à l’œil inconnu. Se jouer de lui comme lui se joue de nous. Lui exposer ce que l’on veut bien lui montrer, et dans un mouvement plus ample, se soustraire à son regard insidieux et perçant. Le forcer à vouloir s’extirper de son orbite pour qu’il n’en perde pas une miette, passer devant lui en prenant un malin plaisir à lui cacher l’essentiel, le tenir en haleine enfin, en se rapprochant de lui. Pour l’émotion !
Et s’il m’arrive à mon tour de déraper, que ma main se fasse plus complaisante et douce à l’égard de mon bas ventre, ou bien que je succombe à toute autre tentation de me rendre désirable, c’est toujours en gardant à l’esprit que trop en montrer peut déplaire à l’œil inquisiteur. Telle une ceinture de chasteté, la porte restera fermée. Du trou de la serrure au trou de la ferrure, il n’y a d’ailleurs pas grande différence.
Oui,  c’est certain. La porte doit rester fermée, et chacun rester de son côté. Il n'y aurait plus de raisons de vouloir voler ces instants ou de se cacher derrière la serrure si tout était si simplement donné.

« Objets inanimés avez-vous donc une âme ? » demandait le poète.
Posons nos oreilles contre les serrures. Elles auront surement des choses à nous raconter...

Posté par L Ero Gene à 22:35 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 septembre 2008

L'addiction s'il vous plaît

.
.
.

Je te consomme

Tu me consommes

Il te consomme

Nous nous consommons

Vous vous consommez

Ils t’additionnent.

.
.
.

Posté par L Ero Gene à 20:28 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 juin 2008

Des Monts Emerveillent

Des_Monts_Emerveillent

Posté par L Ero Gene à 20:57 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mai 2008

Tais-toi moins fort !

Je ne te le dis pas souvent je le sais bien, mais c'est par pudeur bien plus que par dédain que je reste souvent muet, lointain et discret.
Il n'est aucune autre que j'aspire autant que toi du fond de mon âme.
Oh bien sûr, j'en vois toute la journée des désirables, de ces " je me la taperai bien". Et après ?
Je les matte oui, je leur reluque les formes qu'elles cachent si maladroitement en me disant que j'aimerais bien les consommer.
Mais même si j'en avais l'occasion je ne le ferais pas.
Je cherche parfois à leur plaire, mais je ne cherche pas à les avoir. Je les matte avec perversion, pour mieux m'imaginer, pour mieux supposer ce qu'elles auraient à m'offrir, pour me voir en train de les honorer dans ma fougue d'homme, dans un bureau, dans une cave, ou encore dans un lit. Juste pour mon plaisir égoïste. Mais aucunement je ne cherche à les avoir. Cela ne m'intéresse pas ; moi qui aime tant le cul pourtant… Cela ne m'intéresse pas parce que je t'ai toi. Oui tu es MON cul, MA chatte, MA bouche, et bien plus encore que tout cela ! Tu es MON désir. Le seul. L'unique. Le vrai. Celui pour lequel il m'arrive de regarder ailleurs, juste pour mieux le retrouver le soir et le rendre vivant. Tu es mon obsession ! Parce que le vrai désir, le vrai amour, c'est celui pour lequel on peut se passer de tout… même de sexe ! Car je ne vois pas en toi que mon objet ou ma machine à m'envoyer en l'air. C'est toi que je sens aux premières heures du matin. C'est ta peau que je convoite lorsque j'ai froid, c'est ta douceur que je veux lorsque je m'éveille et lorsque je m'endors. C'est toi que je veux parce que je sais que tu me veux autant et toutes les nymphomanes du monde n'y pourront rien changer. Tu es ma fierté, mon innocente dépravée, mon alter égo, mon deuxième moi en quelque sorte. Tu es mon amour, et de mon amour je ne me dégoûte de rien ou presque. Quand bien même tu serais malade à en vomir que je t'embrasserais. Il n'y a pas de restrictions à mon amour. Tu es moi, tu es en moi, je ne peux pas me dégoûter de toi, même si je ne peux pas tout aimer. Oui, voilà. Je peux ne pas tout aimer de toi, mais je peux comprendre…et m’abandonner par confiance en toi. En nous.C'est de toi dont je suis malade ! Seules tes mains peuvent me griffer, me frapper parfois quand tu déchaînes tes colères,ce sont tes larmes que je veux boire pour mieux t'offrir mon bonheur d'être …d'être pour toi. C'est parce que je vois en toi un miroir que j'ai autant de pudeur à te dire tout ça…alors je ne le dis pas. Pas assez surement...

Je te perdrai un jour à cause de tout ça.

Et je te perdrai aussi parce que, je ne veux pas te partager. Je te veux pour moi. Rien que pour moi. Aucune concession ou écart ne m'est acceptable. Je le refuse, je l'interdis. Je te l'interdis ! Tu es à moi, je ne veux même pas que tu puisses te poser la question. Je suis intransigeant, possessif, tant et si bien que cela tourne parfois à un caprice maladif que je garde pour moi. Cela me rend malade de me dire que peut-être, à l'heure où tu m'envoies un message, un autre te convoite, un autre use de toi, et que tout simplement tu m'oublies. J'en crève à l'intérieur, j'ai le ventre noué, et même si tu n'as rien fais de répréhensible, je finis par avoir une certaine rage contre toi.
C'est injuste n'est-ce pas ? Puisque tu n'as rien fais.
Je ne suis qu'un mâle après tout. Enfermé dans mes doutes et dans mes craintes de n'avoir à aimer qu'un improbable et fuyant souvenir.


Alors, désormais, je vais me taire moins fort.

Posté par L Ero Gene à 22:00 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 mars 2008

Recette de la gauffre à la carotte

  .
.
.

                                 "Ainsi donc, Cher ami, j'avais à vous entretenir d'une douce recette, celle la même que j'ai su avec légèreté  vous évoquer quelques fois au travers de nos correspondances, malmenant au gré des mes bons désirs vos papilles alléchées et piquées de curiosité.

La voici donc, dans ses moindres détails, livrée à vos yeux que je sais garants des indicibles et secrètes effluves qui s'en dégage. Je n'ai plus qu'à vous dire que seule une recette scrupuleusement suivie au pied de la lettre pourra ravir le palais et les sens  de vos hôtes.

                                        Mettez tout d'abord, avant même de commencer quoique se soit, toute votre ardeur et votre esprit à accomplir la tâche. N'ayez crainte de vous épandre sur la table ou même d'avoir à transpirer.  Il est bien souvent nécessaire de s'employer intensément pour réussir les doux miracles du travail bien fait. J'attire votre attention sur les méfaits du jeune mitron impétueux  qui,  à vouloir ne pas accorder le temps au temps, se fourvoie bien trop précocement dans un échec que nous qualifierons de cocasse. Ne gardez que le meilleur et ravissez, je vous en prie, le palais effrontément gourmand de la délicieuse goulue qui sans se faire prier, se délectera de votre pièce jusqu'à la dernière miette.
                                        Appréciez ensuite chacun des ingrédients s'offrant à vous, et soyez quelque peu créatif. De jolis mets n'ont de sapidité que lorsque saveurs et textures s'entremêlent lascivement. Habile je vous connais, et si vous ne négligez aucun d'eux, vous connaîtrez le contentement du pâtissier satisfait.
                                        Ne choisissez aucunement une médiocre farine. Préférez-la vierge et d'une candeur sans faille. Ainsi blanche et satinée, elle filera le long de vos doigts charnus et pulpeux, à l'image d'une étoffe de soie qui  ne veut pas se résoudre à dévaler le galbe et les courbes des jeunes rosières.  Avec infinie douceur, saisissez alors de gros œufs dorés, en prenant grand soin de les soupeser finement un à un.
                                                Gardez-les dans le creux de vos mains, bien au chaud, et faites les lentement voyager en vous assurant après quelques instants de ce traitement que rien ne vient troubler votre concentration. Car n'oubliez pas ! Afin de monter la pâte, il vous faudra encore bien d'autres ingrédients et bien d'autres attentions indispensables à l'accomplissement de la dite recette.
                                        En tête, ayez à l'esprit que le moindre de vos gestes se doit d'une perfection et d'une certitude sans faille. De la sorte, sculptez une fontaine de farine, en y dessinant en son sommet l'empreinte d'un petit cratère. Humidifiez-le lentement, en y versant par petites touches un lait que vous aurez pris soin de parfumer à loisir. Celui-ci doit se perdre dans le plus petit des méandres du joli mont. Pas le moindre des interstices ne doit lui résister, et pour arriver à vos fins, je vous invite à malaxer vaillamment le tout. Mettez-y.... les deux mains !
         
                                                Z
estes et autres épices se doivent d'être introduits dès lors. Il n'y a rien de répréhensible à ce que certains artifices viennent chatouiller les éminences charnelles que sont nos papilles, mais veillez toutefois à ne pas en adjoindre trop. La discrétion est parfois suffisante. Seule la pincée de sel se doit d'une généreuse largesse. Pour le piquant.
                                        Mettez pour finir la douceur succulente d'un sucre venu de loin.Il fait partie de ces caresses qui viennent parfois vous chuchoter au creux de l'oreille des invitations au voyage et au vagabondage de l'âme. Adoucissez avec une petite portion de beurre. Il a lui aussi des vertus méconnues. Vous en conviendrez d'ailleurs lorsque malmené par la chaleur de votre agitation, il rendra à votre impatiente verdeur toute l'amertume de son fluide et sa forme la plus liquide.
                                                Obtenue de la sorte, votre pâte ne pourra que finir dégoulinante sur l'autel de son supplice brûlant, se gonflant avec espièglerie sous le feu léchant et caressant du moule. Et lorsque le frémissement se fera entendre, aussi subtil soit-il, il sera temps.
                                       
Incorrigible que je suis ! J'ai failli oublier de vous parler du principal ! J'y ai toutefois songé à bien des moments, mais avouez que si j'avais eu à vous parler de carotte délicatement introduite dans la gaufre, vous auriez peut-être eu de moi quelques idées bien légères.

Ainsi donc et pour conclure mes pensées, je vous offre ici le fondement de ma recette, faisant de moi une maître es culinaire, et de vous, j'en suis intimement convaincue, le plus heureux des pâtissiers."
.
.
.

Posté par L Ero Gene à 19:15 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 janvier 2008

Le_Tenir

Posté par L Ero Gene à 21:48 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 octobre 2007

Regarder_De_Haut

Posté par L Ero Gene à 22:05 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 juillet 2007

J'ai Hauts Mes Tris




L'Amour devrait être une chose simple.

Soit, deux points bien distincts.
A et B, qui mènent chacun à leur manière une petite existence toute tranquille.
A et B donnent alors une direction à leurs cheminements respectifs, définissant ainsi deux droites indépendantes l'une de l'autre.
Bien souvent, les droites restent  parallèles, ne se rencontrant jamais.
Parfois, elles ne font que se croiser avec fulgurance, sécantes qu'elles sont, et tracent ainsi deux  perpendiculaires éphémères.
Il arrive néanmoins que ces droites se rencontrent de façon plus assumée et regardent dans la même direction.
Le segment, de longueur variable, vient de naître.
Et si A et B songent vraiment à un alignement infini, le segment se mue en demi-droite.


Bien entendu, il faut prendre un peu de hauteur avec tout ça, et regarder les choses sous un autre angle, Galilée ne s'étant pas pris la tête à nous démontrer que la Terre était ronde pour rien (Eratosthène aborda le sujet bien avant, mais je laisse les spécialistes débattre du rôle de chacun dans cette reconsidération du Monde).


La Terre est ronde donc, et si on s'élève un peu, notre demi-droite infinie finirait bien par ressembler à une longue courbe qui s'enroule autour d'un axe, pour former un cercle parfait.
Le cercle.
N'est-ce pas là le symbole de l'Amour, tout simplement ? Nos alliances n'en sont-elles pas la plus belle des preuves ?



Seulement, comme il existe toujours une exception qui confirme la règle, cette brève et simpliste déduction serait bien trop aisée.

Parce que l'Amour ne se résume pas simplement à un point A et un point B.
Il y a d'autres variables que nous devons prendre en considération.
C par exemple peut se retrouver parfois inclus sur la même droite, voir même s'en détourner de quelques degrés.
Alors, la triangulation de l'Amour devient d'une extrême complexité tant dans sa définition que dans sa forme.
A et B peuvent tour à tour devenir n'importe quel des trois côtés de ce triangle malléable, dessinés à loisir par C qui jongle avec les compromis, les hésitations, les joies, le sexe, les secrets, les enfants,…la Vie.

En fait je suis dans l'erreur (comme à chaque fois que j'ai eu affaire à la géométrie !) car cette vision n'est pas la bonne.
Je devrais parler, non de triangle, mais de parallélépipèdes et autres polyèdres joyeux où s'entre-baisent lignes, médianes, droites, courbes, angles et toutes ces variables qui font que l'Amour n'a pas de forme !

Parce que l'Amour n'a pas de forme !
Ni même de démonstration, et encore moins de définition juste et véritable.

Et puisque mon raisonnement bâclé souffre de trop d'inexactitudes scientifiques - moi qui ai toujours eu une sainte horreur de la rationalité - en tant que point A je préfère m'en tenir au théorème vaporeux et licencieux suivant :



A + B = d'Eux

                         … en référence à mon point B.






Geometrie_Variable

Posté par L Ero Gene à 20:12 - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 juillet 2007

En Vide d'Elle

Point

Posté par L Ero Gene à 10:28 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

== Publicité ==


Page suivante »